Je suis ici ce soir, bien entendu, comme suppléant de Monique Choquel aux élections législatives. Mais c’est aussi en tant qu’élu, en tant que premier adjoint au maire de Varennes Vauzelles que je souhaite m’adresser à vous car ce soir, je voudrais vous parler de démocratie et notamment de démocratie locale.

Bien entendu, je ne vais pas vous parler de la démocratie que certains voudraient voir résumer à l’élection tous les cinq ans d’un monarque présidentiel, je ne vais pas non plus vous parler de cette démocratie qui conduit le président à essayer de faire élire son fils de 23 ans à la tête du plus grand quartier d’affaire d’Europe, fils d’ailleurs qui à le mérite d’avoir les plus grandes peines à obtenir sa licence de droit. Enfin, je ne vais pas vous parler de cette démocratie qui a été foulée aux pieds par le président lui-même et sa majorité quand malgré le rejet massif par les Français et les Nivernais du traité constitutionnel de 2005, il l’a fait passer en force au parlement grâce à l’abstention complice de certains parlementaires dits de gauche.

Non, ce soir je veux vous parler de cette démocratie qui a conduit plus de 100000 citoyens à marcher sur la Bastille avant-hier pour demander une 6ème république, cette démocratie qui nous rassemble ce soir comme dans de nombreuses villes de France en ce moment même pour débattre de notre avenir commun. Et bien cette démocratie qui libère les peuples, celle qui rend possible le dialogue entre les citoyens et leur élus quel que soit leur niveau de responsabilités est en danger. Depuis 5 ans, Sarkozy et ses sbires ne cessent d’attaquer la démocratie et en particulier la démocratie locale. En effet, sous prétexte de réforme, ils détruisent avec méthode les fondements même de notre république. En deux, trois mots, je voudrais ici ce soir vous expliquer d’où vient ce danger. Et bien, cela a commencé sous couvert de compétitivité et de réduction du déficit, par la suppression de la taxe professionnelle, le gel des dotations aux collectivités et les transferts de charge non compensés par l’état. Tout cela conduit à l’asphyxie financière des collectivités, communes, départements et régions, cette asphyxie qui les privent de leur autonomie budgétaire, les privent en même temps