Alors que les salaires, traitements, retraites et pensions stagnent voire régressent du fait des hausses de prix et des ponctions à répétition, ceux des patrons crèvent tous les plafonds selon l'étude du cabinet Proxinvest publiée dans les échos du 15 février.

Entre salaire fixe, part variable et rémunération en actions (sans compter les stocks-options), le cumul moyen des grands patrons du CAC40 s'est élevé en 2010 en moyenne à 4,1 millions d'euros (244 fois le SMIC) contre 3 millions en 2009, soit une hausse de 34%.

En tête le patron de l'Oréal, Jean-Paul Agon, avec une rémunération de 10,7 millions d'euros (637 SMIC bruts), 29135 euros par jour ou encore 1221 euros de l'heure. Il est suivi de Bernard Arnault, patron de LVMH, un autre grand ami de Sarkozy, avec 9,7 millions d'euros soit 578 fois le SMIC, et de Carlos Ghosn, PDG de Renault et Nissan, qui en perçoit tout autant. Ce dernier, en délocalisant un peu plus Renault notamment au Maroc, malgré les aides massives de l'Etat Français, pourrait toucher encore plus cette année puisque ces mêmes dirigeants d'entreprises sont "récompensés" lorsqu'ils permettent toujours plus de rentabilité au détriment de la production et de l'emploi en France.

C'est d'autant plus révoltant et indécent quand on connaît les difficultés que rencontrent un grand nombre de nos concitoyens, réduits pour beaucoup d'entre eux à la misère ainsi que le dénoncent toutes les organisations caritatives.

Il y a donc besoin de moraliser tout ça et de faire que les rémunérations des dirigeants d'entreprises soient fonction de leurs résultats en matière de production et d'emplois en France, et non en délocalisations, Il est grand temps que, entre le plus bas et le plus haut salaire d'une entreprise, l'écart soit de 1 à 20 comme le préconise la Confédération Européenne des Syndicats, revendication qu'a reprise le Front de Gauche.

Il est temps pour plus de justice sociale ! L'humain d'abord!