Durant tout son quinquennat, Nicolas Sarkozy a été d’une intransigeance extrême avec les salariés actifs et retraités. En cinq ans, non seulement le SMIC n’a bénéficié d’aucun coup de pouce mais encore « le président des RICHES » a annoncé le dimanche 29 janvier sur 9 chaînes TV, un véritable hold-up sur les salaires: 13 milliards d’euros de salaires socialisés que le patronat n’aura plus à « débourser » avec cette hausse de TVA de 1,6%. Un cadeau supplémentaire fait aux riches. Or de quoi notre pays souffre-t-il ? De la faiblesse des salaires, des pensions et retraites et de la baisse continue du pouvoir d’achat du plus grand nombre. Pour faire repartir la croissance, relancer la consommation et remettre en route la production, la condition est d’augmenter les revenus des masses populaires et donc d’augmenter les salaires, retraites et pensions. C’est pourquoi, afin d'enrayer la montée des inégalités de richesse dans notre pays, nous procéderons à une réévaluation globale des salaires et des traitements, des indemnisations du chômage et des retraites, et les indexerons sur l'évolution du coût de la vie. Cette réévaluation se fera aux deux extrémités de l'échelle des salaires. Nous porterons immédiatement le Smic à 1 700 euros brut par mois pour 35 heures, conformément aux revendications syndicales, et 1 700 euros net pendant la législature. Un salaire maximum sera instauré. La Confédération européenne des syndicats propose d'ailleurs, dans toutes les entreprises, que l'écart entre le plus bas et le plus haut salaire ne puisse dépasser 1 à 20. Ainsi, les patrons ne pourront gagner plus sans d'abord augmenter les salariés du « bas de l'échelle ». Par la fiscalité, nous établirons un revenu maximum fixé à 20 fois le revenu médian (soit aujourd'hui 360 000 euros par an). Aucun salarié ne touchera de retraite inférieure au Smic. Le financement des retraites sera assuré en particulier par une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations employeurs sur les salaires. L'accroissement du taux et de la masse des cotisations patronales sur les salaires sera modulé en fonction des choix de gestion de ces entreprises. Aucun recours à la fiscalisation des retraites ou de la protection sociale ne sera opéré pour leur financement. Nous voulons éradiquer la pauvreté ! Aucun revenu ne pourra être fixé sous le seuil de pauvreté (environ 800 euros par mois pour une personne seule, soit 50% du revenu médian: il concerne 13% de la population) en tenant compte de la composition familiale. Les minima sociaux seront fixés en référence au SMIC et indexés sur celui-ci.