Les prix des carburants ont encore battu des records en ce début d'année avec le litre de SP95 à 1,556 euros et 1,595 euros pour le SP98. Le gazole à 1,42 euros demeure à un niveau très élevé, trop élevé, pour des millions de ménages prisonniers des trajets domicile-travail qui ne cessent de s'allonger, des services publics qui ne cessent de s'éloigner etc. Le fioul domestique a augmenté de 23 % après une année 2011 déjà éprouvante sur ce plan. On est donc bien au-dessus des prix atteints en 2008, avec un baril de pétrole à 150 dollars contre 115 dollars aujourd'hui.

Les raisons avancées pour expliquer le phénomène : tendance inéluctable à la raréfaction de la ressource, tensions géopolitiques... ne suffisent plus. Aujourd'hui ce serait la crise de l'euro, affaibli face au dollar, monnaie du pétrole. Mais on oublie de nous dire que, quand la valeur dollar baissait face à l'euro, les prix à la pompe continuaient à s'envoler. Gouvernement, pétroliers et spéculateurs nous mentent en permanence pour mieux nous plumer. Ce n'est pas tout.

Les associations de consommateurs (CLCV, UFC-Que Choisir) pointent les marges de raffinage des compagnies pétrolières, qui auraient presque doublé (de 8,9 à 16,9 centimes le litre) entre 2001 et 2011, et dénoncent une envolée de quelque 30 % des marges brutes des stations-services.



C’est aussi le manque de capacité de raffinage de gazole en France, qui accroît le montant des importations en dollars et les marges des compagnies.

Total, qui ne paye pas d’impôts, a encore engrangé 12 milliards en 201l. Au-delà d'un possible blocage des prix des carburants, ou d'un allégement des taxes qui représentent 58 % du prix d'un litre, rappelons que jusqu'en 1982 c’était l'Etat qui fixait le prix de l'essence... avant que soit prise la décision de le libéraliser.

Les ménages n'ont donc pas fini d'en baver. Alors que le pouvoir d'achat est en berne, que le gouvernement Sarko-Fillon a augmenté la TVA au 1er janvier et veut instaurer en plus une TVA sociale, déjà se profilent de nouvelles hausses : gaz 5%, électricité 30%... Il est urgent et plus que temps de mettre le holà à ces hausses spéculatives injustifiées. Le Front de gauche propose dans l’immédiat d’instaurer un prix maximum à pompe; de diminuer de 5 % la TIPP sur les produits pétroliers; d’adopter un plan d'urgence pour développer les transports publics; de financer ces mesures par une taxe sur les profits des compagnies pétrolières. D’où la nécessité d‘un VOTE Front de Gauche fort et massif !